Dans quel ordre faut-il s’y prendre ?
Le socle légal d’abord — visa du SPF Santé publique, inscription au Tableau de l’Ordre, agrément, numéro et code de compétence INAMI — puis le statut social : affiliation à une caisse d’assurances sociales avant le premier jour d’activité, inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises via un guichet d’entreprises, mutualité. Le volet local (cercle de médecine générale, garde) et le volet numérique (logiciel labellisé, MyCareNet, Réseau Santé Wallon) viennent ensuite, mais conditionnent des revenus : mieux vaut ne pas les repousser d’un an.
Quelle est l’échéance la plus souvent manquée ?
L’affiliation à une caisse d’assurances sociales. Elle doit intervenir avant le début de l’activité — elle est possible au plus tôt six mois à l’avance. En cas de retard, l’INASTI met en demeure, laisse trente jours pour choisir une caisse, puis affilie d’office à la Caisse nationale auxiliaire ; des majorations s’appliquent et une amende administrative de 500 à 2 000 € peut être infligée. À l’inverse, une affiliation faite en temps utile ouvre un report de paiement sur les premiers trimestres. Sources : INASTI et caisses d’assurances sociales, consultées le 21 juillet 2026.
Les prestations médicales sont-elles exemptées de TVA ?
En principe oui, mais le critère a changé le 1ᵉʳ janvier 2022 : ce n’est plus la qualité du praticien qui exempte, c’est la finalité thérapeutique de l’acte. Les prestations sans but thérapeutique — expertises, certains certificats, actes purement esthétiques — sortent de l’exemption prévue à l’article 44 du Code de la TVA. Concrètement, un généraliste peut se retrouver assujetti pour une part de son activité. Cette page ne peut pas trancher votre cas : c’est exactement le type de question qui se pose à un comptable avant le démarrage, pas après un contrôle.
Faut-il exercer en société ?
C’est une décision patrimoniale et fiscale, pas médicale — et CabIMed ne donne aucun conseil en la matière. Deux faits utiles néanmoins. Premièrement, un médecin peut exercer en personne physique ou en société, et le Code de déontologie médicale de 2018 n’exige plus que les associés d’une société professionnelle soient exclusivement des médecins. Deuxièmement, contrairement à une idée encore répandue, l’Ordre indique que les médecins ne doivent plus soumettre leurs projets de statuts ou de contrats à l’approbation préalable de leur conseil provincial, ni en transmettre copie une fois signés — les commissions de contrats des conseils provinciaux ont été supprimées. Les contrats restent bien entendu soumis au fond de la déontologie. Source : FAQ « Contrats et statuts », article 12 du Code de déontologie médicale 2018 (ordomedic.be, mise à jour du 19 novembre 2022).
L’assurance en responsabilité civile professionnelle est-elle légalement obligatoire ?
Les sources divergent, et nous préférons le dire. La loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé impose clairement au professionnel d’informer le patient du fait qu’il dispose ou non d’une couverture en responsabilité professionnelle. Une obligation générale d’assurance figurait par ailleurs dans la loi du 15 mai 2007 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé, dont la portée effective a été discutée par la suite. Dans la pratique, aucun généraliste installé n’exerce sans RC professionnelle. Vérifiez l’étendue exacte de vos garanties auprès de votre assureur et, en cas de doute déontologique, auprès de votre conseil provincial.
Qu’est-ce que le cercle de médecine générale et suis-je obligé d’y participer ?
Le cercle est l’association des généralistes d’un territoire donné ; sa mission principale est d’organiser le service de garde de population, selon l’arrêté royal du 8 juillet 2002 et l’arrêté ministériel du 16 décembre 2002 qui fixe les modalités d’agrément des cercles. Le principe est qu’un généraliste agréé participe à la garde organisée par le cercle de son territoire, avec, durant la période d’activité du service de garde, au moins un médecin disponible en permanence par tranche complète de 30 000 habitants — la garde devant au minimum couvrir les week-ends et jours fériés. Des dispenses existent et relèvent du cercle. Au-delà de l’obligation, l’inscription au service de garde est une condition d’accès à plusieurs dispositifs financiers, dont la prime de pratique intégrée.
Que rapporte le volet numérique ?
La prime de pratique intégrée en médecine générale va de 1 000 € à 6 000 € selon la situation : 1 000 € pour un généraliste actif qui n’utilise pas de logiciel accepté ou n’atteint pas les seuils d’e-services, 3 500 €, 4 500 € ou 6 000 € selon le nombre de paramètres d’e-services atteints avec un logiciel accepté. Un médecin généraliste en formation utilisant un logiciel accepté relève d’un montant de 800 €. Une prime complémentaire « DMG débutant » existe pour les généralistes ayant obtenu leur numéro INAMI à partir de 2021, qui gèrent leurs dossiers de façon électronique, travaillent à l’acte et ont droit à la prime de pratique intégrée pour la même année ; l’INAMI indique qu’elle est octroyée automatiquement, sans démarche particulière. Le maintien de l’inscription au service de garde organisé figure parmi les conditions de la prime. Source : INAMI, pages « Prime de pratique intégrée », « Description des conditions » et « Prime DMG débutant », consultées le 21 juillet 2026.
Conventionné ou non : quand faut-il décider ?
Après la publication d’un nouvel accord national médico-mutualiste au Moniteur belge, chaque médecin dispose d’un délai court — trente jours — pour refuser l’accord ou n’y adhérer que partiellement, la notification se faisant par voie électronique via ProSanté. Qui ne répond pas est réputé avoir adhéré pour la totalité de son activité. C’est donc une décision par défaut : elle se prend, même quand on ne la prend pas. Le sujet est développé sur notre page dédiée.
Quelles aides existent quand on s’installe en Wallonie ?
Trois dispositifs distincts, réunis sous le nom d’Impulseo et gérés par l’AVIQ. Impulseo I est une prime unique à l’installation en zone de pénurie, de 20 000 € ou 25 000 € selon la commune. Impulseo II intervient dans les coûts salariaux d’un employé qui vous assiste. Impulseo III intervient dans les frais de recours à un service extérieur de télésecrétariat. Impulseo II et III ne se cumulent pas sur un même mois. Les demandes annuelles s’introduisent au plus tard le 31 mai, et des structures d’appui reconnues montent le dossier gratuitement avec vous. Source : portail wallonie.be, démarche « Introduire une demande de subvention ou de prime Impulseo », consultée le 21 juillet 2026.
CabIMed peut-il m’accompagner dans ces démarches ?
Non, et il serait malhonnête de le laisser croire. Nous n’instruisons aucun dossier, nous ne remplaçons ni un comptable, ni l’Ordre, ni l’INASTI, ni l’AVIQ. CabIMed édite un annuaire de référencement gratuit, un agenda en ligne et un site professionnel — la partie « être joignable et visible » de votre installation, rien de plus. Nous n’éditons pas de logiciel médical labellisé et n’annonçons aucune intégration avec un logiciel médical tiers.