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Guide praticien · Wallonie

S’installer comme médecin généraliste en Wallonie, de A à Z.

Visa, agrément, numéro INAMI, Ordre, caisse d’assurances sociales, TVA, assurances, cercle et garde, Réseau Santé Wallon, conventionnement, aides Impulseo. Le parcours complet, dans l’ordre, avec les échéances qui se ratent le plus souvent.

Sources publiques vérifiées le 21 juillet 2026 · Aucun conseil fiscal ou juridique personnalisé

Professionnel de santé au sein d’un cabinet
Étape 1 · le droit d’exercer

Quatre autorisations différentes, quatre administrations différentes.

C’est la première source de confusion : « être médecin » en Belgique ne se décide pas à un seul guichet. Le visa, l’Ordre, l’agrément et l’INAMI sont quatre choses distinctes, délivrées par quatre autorités, dans un ordre qui compte.

Le visa du SPF Santé publique

C’est l’autorisation d’exercer la médecine en Belgique. Elle est délivrée par le SPF Santé publique et conditionne tout le reste : sans visa, ni code de compétence, ni numéro INAMI.

Source : SPF Santé publique · Réseau Santé Louvain

L’inscription au Tableau de l’Ordre

Obligatoire en vertu de l’arrêté royal n° 79 du 10 novembre 1967, et attendue avant le début du premier stage. On s’inscrit auprès d’un seul conseil provincial : celui du lieu de l’activité médicale principale.

Source : ordomedic.be · AR n° 79 du 10/11/1967

L’agrément de médecin généraliste

En Belgique francophone, l’agrément est instruit par la Fédération Wallonie-Bruxelles (Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé). Il se demande dès la fin du stage de formation, sans attendre.

Source : agrementsante.cfwb.be · CCFFMG

Le numéro et le code de compétence INAMI

L’INAMI attribue un code de compétence sur base du visa : le code définit le champ de la nomenclature que vous pouvez attester. Dans la plupart des cas, l’attribution est automatique une fois le dossier complet.

Source : INAMI · Réseau Santé Louvain

Pendant la formation, deux échéances déjà

Le médecin généraliste en formation dépose un plan de stage auprès de la commission d’agrément compétente : l’approbation de ce plan conditionne l’attribution d’un code de compétence « en formation » par l’INAMI. Le second jalon est la garde de population : la formation en médecine générale prévoit un volume minimal d’heures de garde effectuées dans le cadre du service organisé par le cercle. Ces deux points relèvent de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de votre cercle : faites-les confirmer par eux, pas par une page web.

Étape 2 · devenir indépendant

Le droit de soigner ne suffit pas : il faut aussi exister comme entreprise.

Les quatre guichets du démarrage

La Banque-Carrefour des Entreprises, via un guichet d’entreprisesLe médecin qui démarre en personne physique s’inscrit à la BCE et reçoit un numéro d’entreprise. La démarche passe par un guichet d’entreprises agréé, qui enchaîne généralement avec l’affiliation sociale.
Une caisse d’assurances sociales pour indépendantsÀ faire AVANT le premier jour d’activité — l’affiliation est possible au plus tôt six mois à l’avance. Une affiliation tardive expose à des majorations et à une amende administrative de 500 à 2 000 €, et l’INASTI peut vous affilier d’office à la Caisse nationale auxiliaire.
Une mutualitéLe statut social d’indépendant suppose d’être en ordre de mutualité en votre nom propre. C’est aussi ce qui ouvre vos propres droits (soins, incapacité, maternité, pension).
L’administration de la TVA, selon votre activitéDepuis le 1ᵉʳ janvier 2022, l’exemption ne dépend plus de votre titre mais de la finalité de l’acte. Voir ci-dessous — c’est le point qui appelle un comptable, pas une page web.

TVA : la question n’est plus « qui », mais « pourquoi »

Les prestations médicales sont en principe exemptées de TVA au titre de l’article 44 du Code de la TVA. Mais depuis le 1er janvier 2022, l’exemption ne suit plus le titre du praticien : elle suit la finalité thérapeutique de l’acte, c’est-à-dire le diagnostic, les soins et, dans la mesure du possible, la guérison d’une maladie ou d’un problème de santé. Les prestations sans but thérapeutique — expertises dans un cadre de dommages, interventions purement esthétiques, certaines missions de conseil — sortent de l’exemption. Un généraliste peut donc être exempté pour l’essentiel de son activité et assujetti pour une part de celle-ci. Ce tri se fait acte par acte, avec un comptable, avant le démarrage. Nous ne le ferons pas à votre place, et personne ne devrait le faire dans un article.

Étape 3 · forme d’exercice et couverture

Trois questions où la rumeur de couloir se trompe souvent.

Étape 4 · le territoire

Un généraliste ne s’installe pas seul : il s’installe dans un cercle.

Un cercle de médecins généralistes réunit les praticiens d’un territoire déterminé. Sa mission principale est d’organiser le service de garde de population, selon l’arrêté royal du 8 juillet 2002 et l’arrêté ministériel du 16 décembre 2002 fixant les modalités d’agrément des cercles. Prendre contact avec le cercle de votre future commune est, très concrètement, la démarche la plus utile de toute cette liste : c’est là que l’on apprend l’état réel de l’offre locale, les projets, et qui cherche un associé.

  • Le généraliste agréé participe à la garde organisée par le cercle de son territoire
  • Durant la période d’activité du service de garde, au moins un médecin disponible en permanence par tranche complète de 30 000 habitants ; la garde doit au minimum couvrir les week-ends et jours fériés
  • Les dispenses éventuelles relèvent d’une décision du cercle
  • Des honoraires de disponibilité sont prévus par l’INAMI pour la garde

Sources : avis de l’Ordre des médecins (ordomedic.be) sur les cercles et le service de garde, arrêté royal du 8 juillet 2002, arrêté ministériel du 16 décembre 2002, INAMI (honoraires de disponibilité en médecine générale). Consultés le 21 juillet 2026.

Étape 5 · l’informatique de soins

Le volet numérique n’est pas un confort : il conditionne un revenu annuel.

1 000 à 6 000 €prime de pratique intégrée en médecine générale · 800 € pour le généraliste en formation

Le montant dépend de votre situation : 1 000 € pour le généraliste actif qui n’utilise pas de suite logicielle acceptée ou n’atteint pas les seuils d’e-services, puis 3 500 €, 4 500 € ou 6 000 € selon le nombre de paramètres d’e-services atteints avec un logiciel accepté. Un médecin généraliste en formation utilisant un logiciel accepté relève d’un montant de 800 €.

Une prime complémentaire « DMG débutant » existe pour les généralistes ayant reçu leur numéro INAMI à partir de 2021, qui gèrent leurs dossiers médicaux de façon électronique, travaillent à l’acte et ont droit à la prime de pratique intégrée pour cette même année. L’INAMI indique qu’elle est alors octroyée automatiquement, sans démarche particulière. La prime de pratique intégrée elle-même, en revanche, se demande au cours de l’année qui suit l’année de prime : via le portail ProSanté avec un logiciel accepté, par formulaire pour la prime de base.

Source : INAMI, « Prime de pratique intégrée en médecine générale », consultée le 21 juillet 2026. Les seuils, les paramètres d’e-services et les dates d’introduction sont revus périodiquement : vérifiez la page de l’INAMI avant d’introduire une demande.

Les quatre briques à mettre en place

Un logiciel médical labellisé

Les montants majorés de la prime de pratique intégrée supposent l’usage d’une suite logicielle acceptée par la commission nationale médico-mutualiste ; la prime de base reste ouverte sans logiciel accepté. C’est un logiciel de dossier médical (DMI), pas un agenda ni un site internet.

Source : INAMI · prime de pratique intégrée

MyCareNet et le DMG électronique

Le dossier médical global se gère et se facture électroniquement (eDMG) via MyCareNet, à l’aide d’un logiciel homologué. Les montants d’honoraires DMG sont revalorisés chaque année : consultez l’INAMI plutôt qu’une page tierce.

Source : INAMI · gestion de l’eDMG

Le Sumehr

Le résumé de santé électronique partagé permet à un confrère ou à un service d’urgence de connaître l’essentiel du dossier. Sa production fait partie des indicateurs d’e-services évalués pour la prime.

Source : INAMI · Réseau Santé Wallon

Le Réseau Santé Wallon

L’accès repose sur trois conditions cumulatives : le consentement éclairé du patient (national, gratuit), une relation thérapeutique — jusqu’à quinze mois pour un généraliste — et la matrice d’accès propre à la profession.

Source : reseausantewallon.be
Pour être tout à fait clair

Un agenda n’est pas un dossier médical. Nous ne mélangeons pas les deux.

Le logiciel labellisé exigé pour la prime de pratique intégrée est un dossier médical informatisé, accepté par la commission nationale médico-mutualiste. CabIMed n’édite pas un tel logiciel et n’annonce aucune intégration avec un logiciel médical tiers. Notre périmètre est plus étroit, et nous préférons l’écrire que le laisser deviner.

Ce que nous faisons

Ce que nous ne faisons pas

  • Éditer un logiciel de dossier médical labellisé
  • Instruire, déposer ou suivre un dossier Impulseo, INASTI, INAMI ou Ordre
  • Donner un conseil fiscal, juridique ou comptable
Étape 6 · les aides wallonnes

Impulseo, ce sont trois dispositifs, pas un seul.

Ils portent le même nom, poursuivent des buts différents et se demandent séparément, auprès de l’AVIQ. Un seul concerne l’installation proprement dite.

Impulseo I — l’installation

Prime unique de 20 000 € ou 25 000 € selon la commune, pour une première installation en zone de pénurie, avec un engagement de cinq ans. C’est la date d’installation qui fixe vos droits. Lire le guide Impulseo I.

Impulseo II — l’employé

Intervention annuelle dans les coûts salariaux d’une personne qui vous assiste à l’accueil et dans la gestion de la pratique, en solo ou en groupement. Lire le guide Impulseo II.

Impulseo III — le service extérieur

Intervention annuelle dans les frais de recours à un service de télésecrétariat. Impulseo II et III ne se cumulent pas sur un même mois. Lire le guide Impulseo III.

Montants : une divergence à connaître. Le portail wallonie.be présente les plafonds d’Impulseo II et III comme des montants indexés — de l’ordre de 6 300 € et 3 700 € par médecin dans sa rédaction consultée le 21 juillet 2026 — alors qu’une valeur plus élevée circule pour l’exercice 2026, celle de 4 820,16 € comme plafond annuel d’Impulseo III, sans que nous ayons pu la retrouver sur une source publique officielle. Nous n’avons pas pu lire les pages de l’AVIQ elles-mêmes lors de la rédaction. Ne budgétez donc aucun de ces montants sans confirmation écrite de l’AVIQ ou d’une structure d’appui. Le calendrier, lui, est constant : les demandes s’introduisent au plus tard le 31 mai de chaque année, et les structures d’appui reconnues montent le dossier gratuitement avec vous.

La liste, dans l’ordre

Quinze démarches, de la fin du stage au premier patient.

L’ordre proposé est celui qui minimise les blocages : chaque étape débloque la suivante. Il ne remplace pas les instructions des administrations concernées, qui restent seules à décider.

  • 01Vérifier son visa et son inscription à l’OrdreLe visa du SPF Santé publique et l’inscription au Tableau du conseil provincial compétent précèdent tout exercice. L’inscription se fait auprès d’un seul conseil : celui de l’activité principale.
  • 02Introduire la demande d’agrémentDès la fin du stage de formation, auprès de la Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles (agrementsante@cfwb.be). Ne pas laisser traîner : plusieurs droits en découlent.
  • 03Faire confirmer son numéro et son code de compétence INAMILe code de compétence détermine ce que vous pouvez attester. En cas de doute sur le code reçu, écrivez à l’INAMI avant de facturer, pas après.
  • 04Choisir le lieu d’installation — et vérifier la zoneSi Impulseo I vous intéresse, c’est la date d’installation qui fixe vos droits, selon la liste des zones en vigueur ce jour-là. Cette vérification se fait AVANT de signer un bail.
  • 05S’affilier à une caisse d’assurances socialesAvant le premier jour d’activité, au plus tôt six mois avant. C’est l’échéance la plus souvent manquée, et l’une des rares assorties d’une amende.
  • 06S’inscrire à la BCE via un guichet d’entreprisesLe guichet délivre le numéro d’entreprise et enchaîne le plus souvent avec l’affiliation sociale, en un seul rendez-vous.
  • 07Se mettre en ordre de mutualitéEn nom propre, comme indépendant. C’est ce qui protège vos propres revenus en cas d’incapacité.
  • 08Parler TVA avec un comptableLa question n’est plus « suis-je médecin ? » mais « quelle est la finalité de chaque acte ? ». Un examen préalable évite une régularisation deux ans plus tard.
  • 09Souscrire une assurance en responsabilité civile professionnelleEt vérifier l’étendue réelle des garanties (activité de garde, remplacements, actes techniques). La loi qualité vous oblige par ailleurs à informer le patient de l’existence — ou non — d’une couverture.
  • 10Rejoindre le cercle de médecine générale de son territoireC’est lui qui organise le service de garde de population. L’inscription au service de garde est une condition de plusieurs dispositifs, dont la prime de pratique intégrée.
  • 11Choisir un logiciel médical labellisé et s’inscrire à MyCareNetLe DMG électronique, le Sumehr et les indicateurs d’e-services passent par là. Ce choix conditionne un revenu annuel, il mérite une comparaison sérieuse.
  • 12S’inscrire au Réseau Santé WallonPuis proposer le consentement éclairé à vos patients : sans consentement, pas de partage, même entre soignants qui se connaissent.
  • 13Décider du conventionnementLe refus d’adhésion se notifie dans un délai court après la publication de l’accord au Moniteur belge. Sans réponse, vous êtes réputé conventionné pour la totalité de votre activité.
  • 14Monter les dossiers d’aide qui vous concernentImpulseo I à l’installation ; Impulseo II ou III ensuite, selon que vous employez quelqu’un ou recourez à un service extérieur. Les structures d’appui montent le dossier gratuitement.
  • 15Se rendre joignableNuméro de téléphone, adresse exacte, horaires, moyen de prendre rendez-vous : c’est la partie que les patients voient en premier, et la seule sur laquelle CabIMed peut vous aider.
Le calendrier

Cinq échéances qui ne se rattrapent pas.

Avant le premier jour d’activité — la caisse d’assurances sociales.Affiliation possible au plus tôt six mois avant. En retard : mise en demeure, trente jours pour choisir, affiliation d’office à défaut, majorations et amende administrative de 500 à 2 000 €.
Avant de signer un bail — la vérification de la zone.Pour Impulseo I, c’est la date d’installation qui fixe le droit et le montant, selon la liste des zones de pénurie en vigueur ce jour-là. Quelques semaines d’écart peuvent tout changer.
Trente jours après la publication de l’accord — le conventionnement.Le refus ou l’adhésion partielle se notifie par voie électronique dans le délai fixé après la parution au Moniteur belge. Sans réponse, vous êtes réputé conventionné pour la totalité de votre activité.
Le 31 mai — les demandes Impulseo II et III.Les demandes annuelles portant sur les frais de l’année précédente s’introduisent auprès de l’AVIQ au plus tard le 31 mai. Une structure d’appui monte le dossier gratuitement, à condition d’être sollicitée à temps.
L’année suivante — la prime de pratique intégrée.Elle se demande via le portail ProSanté au cours de l’année qui suit l’année de prime, dans une fenêtre limitée. Le seul moyen de ne pas la manquer est de noter la date dès la mise en place de votre logiciel.

Le conventionnement se décide, même quand on ne le décide pas

C’est le mécanisme le plus contre-intuitif du début de carrière : en l’absence de réponse dans le délai, l’INAMI considère que vous avez adhéré à l’accord pour l’ensemble de votre activité. Le silence n’est pas neutre, il vaut acceptation. La décision mérite donc d’être prise activement, en connaissance de ses effets sur vos honoraires, sur l’accessibilité pour vos patients et sur certains avantages sociaux. Notre page dédiée compare les deux statuts.

Questions fréquentes

Ordre des démarches, TVA, société, garde, aides.

Les questions que posent réellement les généralistes qui s’installent, avec la source à chaque fois qu’elle existe.

Dans quel ordre faut-il s’y prendre ?

Le socle légal d’abord — visa du SPF Santé publique, inscription au Tableau de l’Ordre, agrément, numéro et code de compétence INAMI — puis le statut social : affiliation à une caisse d’assurances sociales avant le premier jour d’activité, inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises via un guichet d’entreprises, mutualité. Le volet local (cercle de médecine générale, garde) et le volet numérique (logiciel labellisé, MyCareNet, Réseau Santé Wallon) viennent ensuite, mais conditionnent des revenus : mieux vaut ne pas les repousser d’un an.

Quelle est l’échéance la plus souvent manquée ?

L’affiliation à une caisse d’assurances sociales. Elle doit intervenir avant le début de l’activité — elle est possible au plus tôt six mois à l’avance. En cas de retard, l’INASTI met en demeure, laisse trente jours pour choisir une caisse, puis affilie d’office à la Caisse nationale auxiliaire ; des majorations s’appliquent et une amende administrative de 500 à 2 000 € peut être infligée. À l’inverse, une affiliation faite en temps utile ouvre un report de paiement sur les premiers trimestres. Sources : INASTI et caisses d’assurances sociales, consultées le 21 juillet 2026.

Les prestations médicales sont-elles exemptées de TVA ?

En principe oui, mais le critère a changé le 1ᵉʳ janvier 2022 : ce n’est plus la qualité du praticien qui exempte, c’est la finalité thérapeutique de l’acte. Les prestations sans but thérapeutique — expertises, certains certificats, actes purement esthétiques — sortent de l’exemption prévue à l’article 44 du Code de la TVA. Concrètement, un généraliste peut se retrouver assujetti pour une part de son activité. Cette page ne peut pas trancher votre cas : c’est exactement le type de question qui se pose à un comptable avant le démarrage, pas après un contrôle.

Faut-il exercer en société ?

C’est une décision patrimoniale et fiscale, pas médicale — et CabIMed ne donne aucun conseil en la matière. Deux faits utiles néanmoins. Premièrement, un médecin peut exercer en personne physique ou en société, et le Code de déontologie médicale de 2018 n’exige plus que les associés d’une société professionnelle soient exclusivement des médecins. Deuxièmement, contrairement à une idée encore répandue, l’Ordre indique que les médecins ne doivent plus soumettre leurs projets de statuts ou de contrats à l’approbation préalable de leur conseil provincial, ni en transmettre copie une fois signés — les commissions de contrats des conseils provinciaux ont été supprimées. Les contrats restent bien entendu soumis au fond de la déontologie. Source : FAQ « Contrats et statuts », article 12 du Code de déontologie médicale 2018 (ordomedic.be, mise à jour du 19 novembre 2022).

L’assurance en responsabilité civile professionnelle est-elle légalement obligatoire ?

Les sources divergent, et nous préférons le dire. La loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé impose clairement au professionnel d’informer le patient du fait qu’il dispose ou non d’une couverture en responsabilité professionnelle. Une obligation générale d’assurance figurait par ailleurs dans la loi du 15 mai 2007 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé, dont la portée effective a été discutée par la suite. Dans la pratique, aucun généraliste installé n’exerce sans RC professionnelle. Vérifiez l’étendue exacte de vos garanties auprès de votre assureur et, en cas de doute déontologique, auprès de votre conseil provincial.

Qu’est-ce que le cercle de médecine générale et suis-je obligé d’y participer ?

Le cercle est l’association des généralistes d’un territoire donné ; sa mission principale est d’organiser le service de garde de population, selon l’arrêté royal du 8 juillet 2002 et l’arrêté ministériel du 16 décembre 2002 qui fixe les modalités d’agrément des cercles. Le principe est qu’un généraliste agréé participe à la garde organisée par le cercle de son territoire, avec, durant la période d’activité du service de garde, au moins un médecin disponible en permanence par tranche complète de 30 000 habitants — la garde devant au minimum couvrir les week-ends et jours fériés. Des dispenses existent et relèvent du cercle. Au-delà de l’obligation, l’inscription au service de garde est une condition d’accès à plusieurs dispositifs financiers, dont la prime de pratique intégrée.

Que rapporte le volet numérique ?

La prime de pratique intégrée en médecine générale va de 1 000 € à 6 000 € selon la situation : 1 000 € pour un généraliste actif qui n’utilise pas de logiciel accepté ou n’atteint pas les seuils d’e-services, 3 500 €, 4 500 € ou 6 000 € selon le nombre de paramètres d’e-services atteints avec un logiciel accepté. Un médecin généraliste en formation utilisant un logiciel accepté relève d’un montant de 800 €. Une prime complémentaire « DMG débutant » existe pour les généralistes ayant obtenu leur numéro INAMI à partir de 2021, qui gèrent leurs dossiers de façon électronique, travaillent à l’acte et ont droit à la prime de pratique intégrée pour la même année ; l’INAMI indique qu’elle est octroyée automatiquement, sans démarche particulière. Le maintien de l’inscription au service de garde organisé figure parmi les conditions de la prime. Source : INAMI, pages « Prime de pratique intégrée », « Description des conditions » et « Prime DMG débutant », consultées le 21 juillet 2026.

Conventionné ou non : quand faut-il décider ?

Après la publication d’un nouvel accord national médico-mutualiste au Moniteur belge, chaque médecin dispose d’un délai court — trente jours — pour refuser l’accord ou n’y adhérer que partiellement, la notification se faisant par voie électronique via ProSanté. Qui ne répond pas est réputé avoir adhéré pour la totalité de son activité. C’est donc une décision par défaut : elle se prend, même quand on ne la prend pas. Le sujet est développé sur notre page dédiée.

Quelles aides existent quand on s’installe en Wallonie ?

Trois dispositifs distincts, réunis sous le nom d’Impulseo et gérés par l’AVIQ. Impulseo I est une prime unique à l’installation en zone de pénurie, de 20 000 € ou 25 000 € selon la commune. Impulseo II intervient dans les coûts salariaux d’un employé qui vous assiste. Impulseo III intervient dans les frais de recours à un service extérieur de télésecrétariat. Impulseo II et III ne se cumulent pas sur un même mois. Les demandes annuelles s’introduisent au plus tard le 31 mai, et des structures d’appui reconnues montent le dossier gratuitement avec vous. Source : portail wallonie.be, démarche « Introduire une demande de subvention ou de prime Impulseo », consultée le 21 juillet 2026.

CabIMed peut-il m’accompagner dans ces démarches ?

Non, et il serait malhonnête de le laisser croire. Nous n’instruisons aucun dossier, nous ne remplaçons ni un comptable, ni l’Ordre, ni l’INASTI, ni l’AVIQ. CabIMed édite un annuaire de référencement gratuit, un agenda en ligne et un site professionnel — la partie « être joignable et visible » de votre installation, rien de plus. Nous n’éditons pas de logiciel médical labellisé et n’annonçons aucune intégration avec un logiciel médical tiers.

Sources et dernière vérification

Sources consultées le 21 juillet 2026. Les procédures, les montants et les dates d’introduction évoluent : vérifiez toujours la version en vigueur auprès de l’administration concernée avant d’introduire un dossier ou de prendre une décision engageante.

Exercice et agrément — SPF Santé publique (visa) ; Ordre des médecins, ordomedic.be (inscription au Tableau, arrêté royal n° 79 du 10 novembre 1967 ; FAQ « Contrats et statuts », article 12 du Code de déontologie médicale 2018, mise à jour du 19 novembre 2022 ; avis relatifs aux cercles et au service de garde) ; Fédération Wallonie-Bruxelles, Direction de l’agrément des prestataires de soins de santé (agrementsante.cfwb.be) ; CCFFMG ; Réseau Santé Louvain (procédure numéro INAMI).

Statut social et fiscalité — INASTI et caisses d’assurances sociales (délais d’affiliation, majorations, amende administrative) ; SPF Économie (inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises) ; SPF Finances et commentaires professionnels relatifs à la modification de l’article 44 du Code de la TVA au 1er janvier 2022. Assurance : loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé (devoir d’information du patient) et loi du 15 mai 2007 relative à l’indemnisation des dommages résultant de soins de santé — les sources consultées divergent sur la portée effective de l’obligation d’assurance, la divergence est signalée telle quelle.

INAMI — « Prime de pratique intégrée en médecine générale » et sa page de conditions ; « Prime DMG débutant » ; gestion du dossier médical global électronique (eDMG) et MyCareNet ; honoraires de disponibilité en médecine générale ; adhésion à l’accord national médico-mutualiste. Réseau Santé Wallon — conditions d’accès (consentement éclairé, relation thérapeutique, matrice d’accès) et dossier santé partagé.

Aides Impulseo — portail wallonie.be, démarche « Introduire une demande de subvention ou de prime Impulseo » (montants, échéance du 31 mai, non-cumul d’Impulseo II et III sur un même mois, administration compétente : AVIQ, Direction des soins ambulatoires et de première ligne). Les pages de l’AVIQ n’ont pas pu être consultées directement lors de la rédaction : les faits présentés proviennent du portail régional et des structures d’appui reconnues (SSMG, GBO, ABSyM Wallonie, Santé Ardenne).

Cette page est une synthèse d’information. Elle ne remplace ni une décision administrative, ni l’avis d’un comptable, ni celui de votre conseil provincial de l’Ordre.

Une fois les démarches faites

Reste la partie que vos patients voient : être trouvable et joignable.

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Pendant que vous y êtes

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