Décrocher quand vous ne pouvez pas
Pendant vos consultations, vos visites, vos gardes et vos congés. Le patient obtient une réponse humaine plutôt qu’une sonnerie dans le vide.
La plupart des prestataires vendent un paquet : leur service téléphonique avec leur agenda. Résultat, un médecin qui veut changer d’agenda croit devoir changer de télésecrétariat — et l’inverse. Ce n’est pas vrai, et personne n’a intérêt à le laisser croire.
C’est simple pour lui. Mais vous perdez la main sur votre outil de travail quotidien, et si vous changez un jour de prestataire, vous emportez rarement vos données proprement.
Avec un compte dédié et des droits limités. C’est le modèle que défend CabIMed : votre agenda reste le vôtre, le télésecrétariat y accède avec un rôle distinct de celui du praticien, et vous pouvez lui couper l’accès sans rien démonter.
La question à poser avant de signer, chez n’importe qui : acceptez-vous de travailler dans mon agenda, ou exigez-vous le vôtre ? Beaucoup de télésecrétariats proposent — parfois gratuitement — leur propre outil. La réponse conditionne votre autonomie, et en Wallonie, votre dossier Impulseo.
L’AVIQ décrit Impulseo III comme couvrant « une partie des frais de recours à des services de télé-secrétariat médical ». L’intervention correspond à la moitié des frais réels, plafonnée par médecin, calculée au prorata du nombre de médecins et du nombre de mois d’utilisation.
Montant publié à l’identique par la SSMG et le GBO, structures d’appui reconnues par l’AVIQ. Il est indexé chaque année : 4 540,42 € en 2024, 4 692,52 € en 2025, 4 820,16 € en 2026. Le montant de 3 700 € encore visible sur certaines pages est le montant de base non indexé de la réglementation, pas ce qui est versé.
Impulseo est le Fonds d’impulsion de la médecine générale. Les autres professions de santé n’y ont pas accès.
Source : AVIQComptés sur l’année qui précède les frais. En groupement, le seuil est multiplié par le nombre de médecins.
Source : AVIQ · SSMG · GBOAvec au moins un Sumehr publié.
Source : AVIQ · SSMG · GBOLa labellisation est celle en vigueur pour les logiciels de médecine générale.
Source : GBO · AGEFLa copie du contrat et les factures de l’année écoulée sont des pièces obligatoires du dossier.
Source : AVIQ · AGEFLa SSMG et Santé Ardenne, deux structures d’appui reconnues par l’AVIQ, formulent une condition supplémentaire dans des termes identiques : « avoir un agenda en ligne partagé avec le télésecrétariat, mentionné dans le contrat ».
Soyons précis, parce que c’est votre dossier qui est en jeu : cette condition n’apparaît pas sur la page Impulseo de l’AVIQ elle-même, ni dans la liste publiée par le GBO, ni dans le dossier récapitulatif de l’AGEF, qui s’en tiennent au DMI labellisé, au Réseau Santé Wallon, au Sumehr et aux 150 DMG. Nous n’avons pas pu consulter le texte réglementaire intégral pour trancher, et nous n’allons pas trancher à sa place.
Ce qui est certain : la copie du contrat de télésecrétariat est une pièce obligatoire du dossier. Faire figurer l’agenda en ligne partagé dans ce contrat ne coûte rien et ferme le débat. En cas de doute, une question écrite à impulseo@aviq.be vaut mieux qu’un refus en juin.
Le dossier se dépose l’année qui suit les frais, entre le 1er janvier et le 31 mai — l’AVIQ précise que le subside « peut être demandé annuellement et au plus tard le 31 mai de chaque année ». En 2026 : frais de 2025, DMG de 2024. Si vous passez par une structure d’appui, c’est gratuit, mais le GBO demande de recevoir le dossier complet au moins 5 jours ouvrables avant l’échéance.
En renouvellement sans changement, le formulaire et les factures suffisent.
Le dispositif est géré par Vivalis et la fenêtre de dépôt court jusqu’au 30 juin. Deux conditions s’ajoutent : être connecté au Réseau Santé Bruxellois et être inscrit à un cercle de médecine générale ainsi qu’au service de garde. Les montants publiés varient selon les sources : vérifiez auprès de impulseobruxelles@vivalis.brussels.
Le régime est structurellement différent : le Departement Zorg intervient à 50 % avec un maximum de 3 400 € par an, mais uniquement pour les généralistes débutants, pendant cinq années consécutives au maximum, avec dépôt au plus tard le 30 juin de l’année suivant les frais.
La presse professionnelle rapportait, début février 2026, un objectif d’économie de 3 millions d’euros à l’horizon 2027 visant explicitement Impulseo II et III. L’intention affichée est de réformer, pas de supprimer — mais vérifiez toujours le montant et les conditions en vigueur avant d’introduire votre dossier.
L’AVIQ reconnaît et subsidie des structures d’appui qui montent gratuitement votre dossier : SSMG, GBO, Santé Ardenne, Fédération des maisons médicales, ABSyM Wallonie, UCM Liégeoise, PROGRESS asbl, Meuse Condroz Hesbaye, CCI Luxembourg belge. Contact AVIQ : impulseo@aviq.be. CabIMed informe ; l’AVIQ décide.
Un télésecrétariat qui prend des rendez-vous traite des données de santé pour votre compte. Vous restez responsable du traitement, et le Code de déontologie médicale est explicite à son article 25 : le médecin veille au respect du secret professionnel par ses collaborateurs.
L’article 458 du Code pénal vise les médecins, pharmaciens, sages-femmes « et toutes autres personnes dépositaires, par état ou par profession, des secrets qu’on leur confie ». La liste n’est pas limitative : c’est la notion de confident nécessaire qui décide. La secrétaire d’un médecin en est l’exemple classique — une opératrice de télésecrétariat qui prend vos rendez-vous est exactement dans cette situation.
Vous êtes responsable du traitement, le télésecrétariat est sous-traitant. L’article 28.3 du RGPD impose un contrat écrit dont le contenu est lui-même imposé : traitement sur instruction documentée, confidentialité des personnes autorisées, mesures de sécurité, encadrement des sous-traitants ultérieurs, assistance en cas de demande d’un patient, suppression ou restitution des données en fin de contrat. Ce n’est pas théorique : l’Autorité de protection des données a déjà sanctionné l’absence de ces clauses.
L’article 9 de la loi du 30 juillet 2018 impose, pour les données de santé, de désigner les catégories de personnes ayant accès aux données avec une description précise de leur fonction, de tenir cette liste à la disposition de l’Autorité de protection des données, et de veiller à ce que ces personnes soient tenues à la confidentialité. Votre télésecrétariat doit y figurer.
L’article 40 de la loi du 22 avril 2019 impose que le patient puisse contrôler quelles personnes ont eu accès à ses données de santé. Conséquence concrète et non négociable : un compte nominatif par opérateur, jamais un identifiant partagé. Sans cela, la traçabilité légale est tout simplement impossible.
Si la violation se produit chez votre prestataire, c’est lui qui vous alerte — mais c’est vous qui notifiez l’Autorité de protection des données dans les 72 heures. D’où l’intérêt d’un délai d’alerte chiffré dans le contrat, 24 heures par exemple, et d’un contact d’urgence identifié.
Un badge « conforme RGPD » sur le site d’un prestataire n’a aucune valeur juridique. Ce qui en a : un contrat article 28 signé avant le premier appel traité, une liste d’accès nominative, un journal d’accès consultable, et un délai d’alerte contractuel.
Cette section est une synthèse d’information, pas un avis juridique. Pour une situation particulière, consultez un juriste ou votre conseil provincial de l’Ordre des médecins.
Y compris à notre partenaire. Posez-les, notez les réponses par écrit. Un prestataire sérieux répond sans se braquer ; un prestataire qui élude vous renseigne tout autant.
Langues de réponse aux patients. Plage horaire réellement couverte, et comportement des appels hors plage. Délai de décroché moyen et taux d’appels perdus, avec un engagement écrit si possible. Procédure d’escalade en cas d’urgence médicale. Règle de transfert vers vous. Frais de mise en route. Durée d’engagement et préavis. Et enfin la réversibilité : que se passe-t-il si vous décidez un jour de reprendre vos appels en interne ?
CabIMed édite un agenda médical, pas un service téléphonique. Pour les praticiens qui cherchent un télésecrétariat, nous travaillons avec Winseed. Disons-le clairement : c’est un partenaire externe, ni une filiale ni un produit CabIMed. Si vous avez déjà un télésecrétariat qui vous convient, gardez-le — CabIMed fonctionne avec.
Winseed SRL est une entreprise belge inscrite à la Banque-Carrefour des Entreprises sous le numéro 0475.737.785, active depuis 2001 et constituée en SRL en mai 2025. Elle est établie à Auvelais (Sambreville, province de Namur) et propose du secrétariat médical et de la permanence téléphonique, ainsi que des services administratifs plus larges. Sa FAQ indique disposer « en permanence [de] six personnes pour répondre aux appels ». Son site communique sur Sambreville, Namur, Charleroi, Gembloux, Fleurus, Andenne, Éghezée, Tamines et Jemeppe-sur-Sambre.
Ce que nous ne promettons pas en leur nom : les horaires exacts de permanence, les langues de réponse aux patients et les modalités contractuelles RGPD ne sont pas publiés sur leur site. Nous ne les inventerons pas — ce sont des points à confirmer directement avec eux. La checklist ci-dessus s’applique à Winseed comme à n’importe quel prestataire.
Être rappelé au sujet du télésecrétariatNous préférons vous le dire maintenant plutôt que vous le laisser découvrir en mai, au moment de déposer votre dossier. Pour une question portant sur votre situation personnelle, adressez-vous d’abord à l’AVIQ ou à une structure d’appui reconnue : c’est gratuit, et c’est leur métier.
Les questions que les médecins posent réellement avant de signer.
L’intervention couvre la moitié de vos frais réels de télésecrétariat, avec un plafond de 4 820,16 € par médecin pour les demandes introduites en 2026, portant sur les frais de 2025. Ce montant est publié par la SSMG et le GBO, structures d’appui reconnues par l’AVIQ. Il est indexé chaque année : 4 540,42 € en 2024, 4 692,52 € en 2025. Le montant de 3 700 € que l’on lit encore ici ou là est le montant de base non indexé inscrit dans la réglementation, pas ce qui est versé.
Deux structures d’appui reconnues par l’AVIQ, la SSMG et Santé Ardenne, énoncent la condition dans les mêmes termes : avoir un agenda en ligne partagé avec le télésecrétariat, mentionné dans le contrat. Cette condition n’apparaît toutefois pas sur la page Impulseo de l’AVIQ elle-même, ni dans la liste publiée par le GBO, ni dans le dossier récapitulatif de l’AGEF. Nous n’avons pas pu consulter le texte réglementaire intégral pour trancher. En pratique, comme la copie du contrat est une pièce obligatoire du dossier, y faire figurer l’agenda partagé ne coûte rien et ferme le débat. En cas de doute, écrivez à impulseo@aviq.be.
Non, et rien ne permet de l’affirmer. L’AVIQ parle de frais de recours à des services de télésecrétariat médical, et le dossier exige la copie du contrat de télésecrétariat ainsi que les factures correspondantes. Le régime flamand est encore plus explicite : le Departement Zorg définit le télésecrétariat comme comprenant au minimum un agenda en ligne ET la réponse et le triage des appels téléphoniques, et précise qu’un agenda en ligne seul n’ouvre pas le droit à l’aide.
En Wallonie, entre le 1er janvier et le 31 mai de l’année qui suit les frais : l’AVIQ précise que le subside peut être demandé annuellement et au plus tard le 31 mai. Si vous passez par une structure d’appui, le GBO demande de recevoir le dossier complet au moins 5 jours ouvrables avant l’échéance. À Bruxelles, la fenêtre court jusqu’au 30 juin.
Pas sur un même mois : les interventions pour charges salariales et pour frais de télésecrétariat ne se cumulent pas sur la même période. La SSMG précise en revanche qu’il est possible de demander 6 mois de charges salariales et 6 mois de télésecrétariat sur une même année. C’est utile si vous avez une secrétaire à temps partiel une partie de l’année seulement.
Non, pas pour le télésecrétariat. Le GBO indique que la dérogation à la condition des 150 DMG pour les médecins qui démarrent leur activité vaut uniquement pour les charges salariales, c’est-à-dire Impulseo II, et pas pour les frais de télésecrétariat. C’est un motif fréquent de dossier refusé.
Le marché belge est peu transparent : la plupart des prestataires ne publient pas leurs prix et travaillent au devis. Les modèles rencontrés sont le forfait mensuel, la facturation à l’appel ou au temps, et des packs d’appels avec refacturation du dépassement. Demandez systématiquement ce que couvre l’unité facturée, et ce qui se passe en cas de dépassement. En Wallonie, Impulseo III peut prendre en charge la moitié de ces frais si vous remplissez les conditions.
Non, et il ne doit pas. La loi du 22 avril 2019 réserve l’accès aux données de santé au professionnel des soins ayant une relation thérapeutique avec le patient, et limite cet accès aux données utiles et pertinentes pour dispenser les soins. Un télésecrétariat n’est ni l’un ni l’autre : son accès doit se limiter à l’agenda et aux coordonnées nécessaires à la prise de rendez-vous. Chaque opérateur doit disposer d’un compte nominatif, car l’article 40 de cette loi impose que le patient puisse savoir qui a eu accès à ses données.
Oui. L’agenda et le télésecrétariat sont deux contrats distincts, avec deux fournisseurs différents. La seule question à trancher est technique et contractuelle : votre prestataire accepte-t-il de travailler dans votre agenda, avec un compte dédié et des droits limités ? Posez-lui la question par écrit avant de signer quoi que ce soit.
Non. CabIMed édite l’agenda en ligne et le site professionnel de votre cabinet. Personne chez nous ne décroche votre téléphone. Nous fournissons le rôle secrétariat qui permet à un télésecrétariat — le vôtre ou notre partenaire Winseed — de travailler dans votre agenda sans voir ce qui ne le regarde pas.
Quels champs son opérateur voit, comment se coupe un accès, ce que vous gardez sous votre contrôle. Une démonstration vaut mieux qu’une promesse commerciale.